"On en parle", c'est plusieurs dossiers par émission, plusieurs invités par jour, des thèmes qui nous touchent tous et vos réactions. Témoignages, indignations, questions: prolongez les débats de l'émission sur le blog de Valérie Expert.

 

Damien Givelet
Valérie Expert
Audrey Crespo-Mara et JF Rabilloud
Cédric Ingrand
Pascal Boulanger
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 12:02

Vendredi 23 mai avait lieu la 1ère journée nationale sur l’hygiène des mains. L’objectif de cet évènement était avant de prévenir le personnel hospitalier, médecins et aides-soignants, ainsi que les patients, des risques de maladies nosocomiales dues à un manque d’hygiène au sein des centres hospitaliers. Les causes de ces infections peuvent être multiples, mais le principal risque vient de bactéries transmises par l’être humain, au moyen de l’eau, de l’air, ou encore du contact humain.

 

Pour donner du relief à cette journée, Roselyne Bachelot a d’ailleurs visité un hôpital de la région parisienne dans lequel étaient présentés les nouveaux outils mis à la disposition des patients, de leur famille et du personnel hospitalier pour limiter les maladies nosocomiales. Un kit prêt à l’emploi a donc été diffusé à cette occasion. Il contient notamment un fascicule expliquant quelques gestes simples à effectuer pour entretenir une bonne hygiène dans un centre médical: manches courtes, ongles bien taillés,...On y trouve aussi des solutions hydro-alcooliques, qui permettent de laver les mains plus efficacement qu’avec du savon, sans avoir besoin d’eau pour rincer.

 

Même si le risque d’infections dans les hôpitaux français existe, beaucoup de progrès ont été fait dans ce domaine ces dernières années. Le nombre de patients ayant été infectés à l’hôpital a diminué de 12% depuis 1996, et nous faisons parti des pays européens les moins touchés par les maladies nosocomiales. Néanmoins, en France, entre 700 000 et 1 000 000 de personnes en contractent une chaque année. On en Parle recevait ce lundi le  Dr Frédéric Saldmann, spécialiste en hygiène et cardiologie et auteur de « On s’en lave les mains », aux  éditions J’ai lu. Pour lui, et pour beaucoup des téléspectateurs qui nous ont appelé ce matin, l’hygiène des français n’est pas encore ce qu’elle devrait être. Et pas seulement au niveau des mains.

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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 11:55

Après 12 ans d’interdiction, la vente de cette boisson énergisante à base de taurine a été autorisée le 16 mai dernier par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et ce contre l’avis de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. La marque autrichienne avait déjà reçu l’autorisation de vendre son produit-phare en version allégée le 1er avril dernier. Dorénavant, c’est la recette originale qui peut être vendue légalement.

 

Si la boisson énergisante était interdite en France alors que l’Espagne, l’Angleterre ou l’Allemagne la commercialisent, c’est à cause des effets de la substance active contenue dans le Red Bull. La taurine est un acide aminé qui, selon les scientifiques, serait un puissant excitant, pouvant provoquer des troubles du comportement et du sommeil. C’est pour cette raison qu’avant le 16 mai, seule était disponible dans le commerce la version « light » du produit, moins chargée en acides aminés, dans laquelle la taurine est remplacée par une substance moins forte.

 

Le problème de la boisson est le danger qu’elle représente, selon les autorités sanitaires, associée à l’alcool. Le Red Bull accentue la sensation de résistance à l’ivresse, ce qui se révèle très pratique pour les fêtards nocturnes. C’est surtout cela qui inquiète, visiblement, les autorités sanitaires françaises. Red Bull, simple boisson énergisante ou substance dangereuse ? Vous pouvez donnez votre avis sur le forum de l’émission.

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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 11:27

L’Insee dédramatise la flambée des prix. En effet, dans une étude publiée hier, l’institut de sondage explique que ce sont surtout les produits alimentaires de base dont le coût a augmenté. Le pain a pris, le beurre, les pâtes et le lait ont tous connu une hausse spectaculaire, allant jusqu’à +9%  d’augmentation. Néanmoins, l’Insee affirme que les variations, en général, sont modérées.

En fait, l’inflation a brusquement augmenté à l’automne 2007, et est restée stable en 2008 à cause de la flambée des prix du pétrole, du gaz, ou des matières premières alimentaires. Les français, eux, semblent toujours inquiets pour leur pouvoir  d’achat.Si la France reste en dessous de la moyenne de l’U.E, ses prix ont tout de même augmenté de près de 5%, et les consommateurs sont mécontents. Comment sortir de ce mauvais pas ? D’après le gouvernement, introduire la concurrence étrangère dans le secteur de la grande distribution pourrait aider à débloquer cette situation.
Mais le cabinet d’analyses économiques Astérès met néanmoins le gouvernement en garde. 
 

D’après le directeur du cabinet, Nicolas Bouzou, « il ne faut pas être trop ambitieux ». En fait, plutôt que d’attendre une déflation, (baisse des prix), c’est à une désinflation (baisse du taux d’inflation) qu’il faut s’attendre. Que pensez vous de la flambée du prix des denrées alimentaires ? L’ouverture de la grande distribution aux marques étrangères va-t-elle permettre de ralentir l’inflation ? Le débat continue sur le forum de l’émission.



Marie-Jeanne Husset, directrice du magazine «60 Millions de consommateurs», sur le plateau d'On en Parle, le 21/05/08 (Crédits photo: Ibo/Sipa Presse) 

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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 11:11

En 2006, plus de 800 personnes ont quitté la France afin de ne pas payer l’ISF (impôt sur la fortune), ce qui représente 2,8 milliards € de perte pour le ministère des finances. Belgique, Suisse, Angleterre, Etats-Unis : depuis dix ans, 4658 personnes ont choisi d’aller voir ailleurs si l’impôt y est !

Philippe Marini, Rapporteur du budget au Sénat, souhaiterait donc que le seuil à partir duquel l’ISF est exigé passe de 700 000€ à 1 000 000€.Après les niches fiscales, c’est donc l’impôt sur la fortune qui crée la polémique. L’ISF est donc accusé d’être un impôt has been, puisque la France est le seul pays de l’UE dans lequel il est encore en vogue. Mais surtout, cet impôt apparaît contre-productif au regard des pertes qu’il engendre. 2,8 milliards € passent ainsi, au nez et à la barbe du fisc, dans des pays ou l’ISF n’existe pas.

Et puis, comme le dit Philippe Marini, « Nous avons besoin de personnes aisées sur notre territoire pour investir, créer des emplois, de la richesse et pour, au final, payer des impôts ».

Que pensez-vous de l’ISF ? Doit-on simplement augmenter le seuil, ou bien le supprimer ? Quitter la France pour payer moins d’impôts, est-ce compréhensible ?

Le débat continue sur le forum d’On en Parle…


Photo:Philippe Marini, sénateur UMP de l'Oise et rapporteur général du budget au Sénat,
sur le plateau d'On en Parle, le 21/05/08 (Crédits photo: Ibo/Sipa Presse) 

 


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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 12:51

Une semaine après l’annonce de la mise en place, en janvier prochain, d’éthylotests obligatoires dans les débits de boissons ouverts tardivement, l’alcool est de nouveau dans le collimateur du gouvernement            . En effet, depuis quelques temps déjà, le ministère de la santé cherche une solution au problème de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes. Cette fois-ci, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie (Mildt) envisage d’interdire les happy hours, ces heures creuses pendant lesquelles certains bars vendent les verres d’alcool moitié moins chers. De surcroît, une interdiction pourrait aussi toucher la vente de bouteilles d’alcool, hors vin et bière, dans les établissements ouverts la nuit. Enfin, les open bars devraient également être touchés.

 

En réalité, ce que l’on reproche, aux happy hours comme aux open bars, c’est d’inciter les jeunes à la consommation d’alcool par des tarifs avantageux. L’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH),  a réagi dès hier, en rappelant que les cafés, discothèques et restaurants ne représentaient que 12% des ventes d’alcool en France. Selon l’organisation, le problème est à chercher du coté des « fêtes privées et dans la rue », puisque c’est la que se consommerait le plus de boissons fortes. De plus, l’UMIH ne veut pas que les cafetiers et restaurateurs soient « des boucs émissaires ». Evidemment, Etienne Apaire, président de la Mildt, refuse de parler d’attaque envers les débits de boisson, et selon qui « rien n’est encore décidé ».

 

Si les happy hours ne sont pas encore mortes et enterrées, les opens bars, eux, n’en ont plus pour longtemps. Les épiceries de nuit n’auront probablement pas plus de chance, et devront se contenter de vendre de la bière et du vin. Le contrôle d’age lors d’une vente d’alcool sera systématique, et les sanctions encourues par ceux qui achètent pour le compte de mineurs seront plus sévères. Vous avez été nombreux à nous appeler ce matin,  et pour beaucoup d’entre vous, si l’on veut boire, on trouve toujours un moyen. Ces mesures vont-elles avoir la moindre efficacité ? Vont-elles léser les bars, discothèques et restaurants pour faire la part belle à la consommation domestique ? Les supermarchés et épiceries ne vont-ils pas prendre la relève ? Le débat continue sur le forum de l’émission.

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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 00:00

Demain, vendredi 16 mai, entre en vigueur un décret qui devrait faire plaisir, une fois n’est pas coutume, aux consommateurs. Jusqu’à présent, lors des incidents de paiement tels que les rejets de prélèvement ou chèques sans provisions, la banque pouvait prélever la quantité d’argent qu’elle désirait. Ainsi, pour un chèque sans provision de 15€, on pouvait se trouver avec 50€  à payer.

Le décret qui entre en vigueur demain impose le plafonnement des frais : 50€ pour un chèque supérieur à 50€, 30€ pour un chèque inférieur à 50€. En ce qui concerne les autres incidents, comme par exemple le rejet d’un prélèvement, les frais ne pourront pas dépasser le montant prélevé, et ce dans une limite de 20€.

Néanmoins, il est possible que les banques trouvent un moyen de compenser le manque à gagner provoqué par cette mesure, en augmentant les frais de demande de chéquier, par exemple. Quand au nombre de chèques sans provisions, il n’augmentera probablement pas pour autant, puisque cet incident de paiement conduit obligatoirement son auteur à être fiché par la Banque de France.

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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 00:00

Les enseignants grognent, Xavier Darcos aussi. Le ministre de l’Education nationale, qui souhaitait mettre en place le service minimum d’accueil (SMA) à disposition des élèves, s’est heurté à l’opposition de nombreux maires de gauche. Cet après-midi, lors de la grève des enseignants, seulement 3 000 communes environ, sur plus de 22 000 concernées, l’appliqueront.

Pour Xavier Darcos, la grève est celle des maires d’opposition autant que celle des enseignants. « Il y a beaucoup de communes qui, parce qu'elles ont un maire socialiste ou communiste, ont décidé de ne pas le faire pour ne pas nous rendre service », a-t-il déclaré.
Le service minimum d’accueil a de quoi déplaire aux enseignants. En effet, il consiste à retenir une partie de leur salaire, afin de le verser à des agents municipaux qui prennent en charge la garde des élèves durant la grève. Il est donc parfaitement possible pour les élus locaux de ne pas l’appliquer. D’ailleurs, certains maires de droite ont également décidé de ne pas mettre ce service en place aujourd’hui.

  L’argument du ministère de l’éducation en faveur du SMA est simple : la grève pénalise les parents les moins aisés, puisqu’ils doivent prendre une journée de RTT ou de congé si ils ne peuvent faire garder leurs enfants. Les maires d’opposition donnent toutes sortes de raisons pour ne pas accepter le service minimum. Bertrand Delanoë, par exemple, déplore le manque d’organisation et de dialogue autour du SMA. D’autres, comme Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, ne veulent pas jouer les « briseurs de grève ». Les syndicats, eux, voient le SMA comme une « remise en cause » du droit de grève. Pour Xavier Darcos, l’opposition  essaye simplement de freiner la progression de la réforme de la fonction publique, notamment dans l’Education nationale.

Malgré tout, le ministre de l’Education reste optimiste et affirme que, d’ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, « le SMA sera plébiscité ». Xavier Darcos pense également à passer par la voie législative pour l’imposer, puisque selon un sondage CSA-iTélé-Le Parisien paru la semaine dernière, 60 % des Français y seraient favorables. Les enseignants sont en grève et manifesteront cet après-midi, avec d’autres secteurs de la fonction publique, pour dénoncer les suppressions de postes prévues pour 2008-2009. En tout, cinq fédérations d’enseignants, mais aussi plusieurs syndicats de lycéens et organisations étudiantes ont appelé à la mobilisation.

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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 00:00

Selon un sondage Ifop publié la semaine dernière par le magazine Auto Plus, 71% des français sont contre la suppression des numéros de département sur les plaques minéralogiques des voitures. La décision provoque notamment un tollé en Picardie et Franche-Comté ou 91 % des personnes interrogées sont opposés à cette mesure. Les raisons du mécontentement des sondés : ne plus pouvoir reconnaître la provenance des autres automobiles, ne plus pouvoir jouer au « jeu des départements » avec ses enfants, ou encore afficher sa propre appartenance. Quand à ceux qui sont favorables à la décision, c’est en général par peur des agressions, verbales ou physiques,  que peuvent entraîner les rivalités régionales entre des villes comme Paris et Marseille, ou encore Lyon et St Etienne.

Mais ce n’est pas la principale raison pour laquelle le ministère de l’Intérieur a décidé de ce changement, prévu pour le 1er Janvier 2009. Il s’agirait plutôt d’établir un meilleur fichier national d’immatriculation des véhicules, afin de simplifier les formalités administratives et éviter les fraudes. En clair, le but est surtout d’optimaliser les rentrées d’argent dues aux P.V, puisqu’un sur dix arrive aujourd’hui à la mauvaise adresse. Evidemment, plusieurs voix se sont élevées parmi les élus locaux, qu’ils soient de droite ou de gauche, pour protester contre ce que d’aucun considèrent comme « une décision technocratique », et un collectif, nommé « Jamais sans mon département », a même été formé par Gérard Maillé, député UMP des Bouches-du-Rhône.

 Les problèmes ne s’arrêtent pas la, puisque selon les fabricants, les plaques minéralogiques pourraient coûter de 30 à 40% plus cher que les anciennes. Cette affirmation a évidemment été démentie par le ministère de l’Intérieur, qui parle plutôt d’ « un ou deux euros supplémentaires », et soutient que seul le logo régional facultatif coûtera plus cher. Il faut d’ailleurs souligner que les propriétaires de voitures seront autorisés à ajouter le numéro du département qu’ils veulent si ils le souhaitent. Un Corse pourra donc se faire Alsacien, et un Ch’ti, Breton !

  La désapprobation des français ainsi que l’imbroglio qui s’annonce risquent de définitivement enterrer un autre projet de réforme : à la suite du rapport Attali, les députés UMP avaient purement et simplement envisagé de…supprimer les départements ! Vous pouvez continuer à en parler sur le forum  de l’émission.

 

 

Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur le plateau d'On en Parle, mercredi 14 mai ( Crédits photo: Ibo/Sipa Presse)

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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 00:00

La polémique sur la récidive est relancée. Le 19 avril, le corps de Sussana Zetterberg, étudiante suédoise de 19 ans, était retrouvée partiellement brûlé en foret de Chantilly. La jeune fille avait disparu dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’un soi-disant taxi la ramenait chez elle après une soirée en boite de nuit. Le vendredi suivant, Bruno Cholet, déjà condamné pour viol et récidive, était interpellé, puis mis en garde à vue en tant que principal suspect. Cette affaire remet d’actualité le débat sur les multirécidivistes de bien triste façon, puisque le meurtrier supposé était sorti de prison il y a quelques mois, après plusieurs condamnations pour vol à main armé, viol, enlèvement. La réinsertion n’a donc pas fonctionné pour Bruno Cholet, puisque entre son entrée et sa sortie de prison, il a eu le temps de devenir un meurtrier.

Le ministère de la justice a immédiatement réagi en expliquant que « ce type de crime est souvent le fait de récidivistes et de criminels dangereux », et que la loi d’août 2007 condamnant les récidivistes à des peines plancher avait déjà fait condamner près de 8000 individus. La réaction du Syndicat de la magistrature ne s’est pas fait attendre, et c’est Serge Portelli, spécialiste de la récidive et vice-président du Tribunal de grande instance de Paris, de qui s’est chargé de répondre à la Chancellerie qu’il juge «choquant,  pour ne pas dire indécent, que le ministère de la Justice profite d’un crime odieux pour faire de la publicité ».

 Serge Portelli était invité d’On en Parle, ce matin, en compagnie de Georges Fenech, Rapporteur de la loi Dati sur la rétention de sûreté, afin de débattre de la récidive et des moyens de l’empêcher. Vous avez été nombreux à nous appeler pour réagir. La plupart d’entre voulaient surtout exprimer leur colère  face à l’incapacité du système carcéral français à surveiller ses ex-détenus, à les traiter et les réinsérer. D’autres appelaient pour dire que la réintégration des criminels dans la société leur paraissait impossible, et qu’une vraie perpétuité devrait être créée. Vous pouvez continuer de réagir à ce sujet sur le forum  de l’émission.

(Crédit photo: Ibo/Sipa Presse)

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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 00:00

Albert Hirsch, vice-Président de la Ligue Contre Le Cancer, et invité d’On en Parle ce matin, a publié hier, avec trois autres spécialistes, un article pour le quotidien Le Monde, dans lequel il dénonce un alcoolisme de plus en plus important chez les jeunes. En effet, si la consommation d’alcool décroît, en France, chez les adultes, on observe une consommation de plus en plus importante chez les jeunes, avec une augmentation du nombre d’ivresses à l’année très importante.

 Le phénomène touche particulièrement les mineurs, qui, dès 16 ans, achètent librement de l’alcool, et vont en général le consommer dehors, dans les centres villes. Ce qui est mis en cause par ces quatre spécialistes, c’est avant tout le système d’interdiction de vente de boissons alcoolisées : la loi est beaucoup trop floue à ce sujet, et les débits de boissons tirent la conclusion que la distribution aux 16-18 ans n’est pas illégale. Il est vrai que les vendeurs d’alcools ont su exploiter, ces dernières années, la normalisation de l’alcool comme produit anodin, voire inoffensif, en proposant des packaging plus attractifs ou encore des mélanges tous faits. Au départ boisson de fête, l’alcool est devenu la raison de la fête, et bon nombre de 16-18 ans actuels n’imaginent pas s’amuser sans lui.

 

C’est pour éviter qu’un comportement à risque ne devienne un problème de santé publique que les quatre auteurs plaident pour l’interdiction de la vente d’alcool aux moins de 18 ans, sans ambiguïté. Pourtant, on peut se demander si ce sera suffisant pour endiguer le phénomène : si les mineurs ne peuvent plus acheter d’alcool, il y aura toujours des majeurs complices pour leur en procurer. Comment va-t-on traiter ceux dont la dépendance est déjà acquise ? Comment prévenir les mineurs contre les dangers de l’alcool ? Quand considèrera-t-on l’alcool comme une drogue au même titre que les autres ? Le débat continue sur le forum de l’émission

(Crédit photo: Ibo/Sipa Presse)

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