Les maires d’opposition boycottent le service minimum

Publié le par blog-on-en-parle

Les enseignants grognent, Xavier Darcos aussi. Le ministre de l’Education nationale, qui souhaitait mettre en place le service minimum d’accueil (SMA) à disposition des élèves, s’est heurté à l’opposition de nombreux maires de gauche. Cet après-midi, lors de la grève des enseignants, seulement 3 000 communes environ, sur plus de 22 000 concernées, l’appliqueront.

Pour Xavier Darcos, la grève est celle des maires d’opposition autant que celle des enseignants. « Il y a beaucoup de communes qui, parce qu'elles ont un maire socialiste ou communiste, ont décidé de ne pas le faire pour ne pas nous rendre service », a-t-il déclaré.
Le service minimum d’accueil a de quoi déplaire aux enseignants. En effet, il consiste à retenir une partie de leur salaire, afin de le verser à des agents municipaux qui prennent en charge la garde des élèves durant la grève. Il est donc parfaitement possible pour les élus locaux de ne pas l’appliquer. D’ailleurs, certains maires de droite ont également décidé de ne pas mettre ce service en place aujourd’hui.

 L’argument du ministère de l’éducation en faveur du SMA est simple : la grève pénalise les parents les moins aisés, puisqu’ils doivent prendre une journée de RTT ou de congé si ils ne peuvent faire garder leurs enfants. Les maires d’opposition donnent toutes sortes de raisons pour ne pas accepter le service minimum. Bertrand Delanoë, par exemple, déplore le manque d’organisation et de dialogue autour du SMA. D’autres, comme Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, ne veulent pas jouer les « briseurs de grève ». Les syndicats, eux, voient le SMA comme une « remise en cause » du droit de grève. Pour Xavier Darcos, l’opposition  essaye simplement de freiner la progression de la réforme de la fonction publique, notamment dans l’Education nationale.

Malgré tout, le ministre de l’Education reste optimiste et affirme que, d’ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, « le SMA sera plébiscité ». Xavier Darcos pense également à passer par la voie législative pour l’imposer, puisque selon un sondage CSA-iTélé-Le Parisien paru la semaine dernière, 60 % des Français y seraient favorables. Les enseignants sont en grève et manifesteront cet après-midi, avec d’autres secteurs de la fonction publique, pour dénoncer les suppressions de postes prévues pour 2008-2009. En tout, cinq fédérations d’enseignants, mais aussi plusieurs syndicats de lycéens et organisations étudiantes ont appelé à la mobilisation.

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michele faure 16/05/2008 21:23

Quelle honte de laisser les élèves dehors alors que les profs st en grève;
Honte aux maires qui boycottent le service minimum
Michèle Faure ,Professeur d' Arts Plastiques qui n'a jamais fait la grève

josée 15/05/2008 19:14

les arguments des opposants au service minimum sont complètement fallacieux, partisans, mensongers et honteux.il n'a jamais été question de mettre en cause le droit de grêve, mais de ne pas pénaliser les familles les plus démunies qui ne peuvent payer quelqu'un pour faire garder leurs enfants ou qui doivent perdre une journée de travail ou de RTT.
Je pense que tous ces opposants ont leurs enfants dans le privé ou une employée de maison !!!!
que la gauche arrête d'être systématiquement  et bêtement contre tout  sans discernement !!!!