Partager l'article ! Génération alcool: Albert Hirsch, vice-Président de la Ligue Contre Le Cancer, et invité d’On en Parle ce matin, a publi&eacu ...
Albert Hirsch, vice-Président de
C’est pour éviter qu’un comportement à risque ne devienne un problème de santé publique que les quatre auteurs plaident pour l’interdiction de la vente d’alcool aux moins de 18 ans, sans ambiguïté. Pourtant, on peut se demander si ce sera suffisant pour endiguer le phénomène : si les mineurs ne peuvent plus acheter d’alcool, il y aura toujours des majeurs complices pour leur en procurer. Comment va-t-on traiter ceux dont la dépendance est déjà acquise ? Comment prévenir les mineurs contre les dangers de l’alcool ? Quand considèrera-t-on l’alcool comme une drogue au même titre que les autres ? Le débat continue sur le forum de l’émission
(Crédit photo: Ibo/Sipa Presse)
Le phénomène touche particulièrement les mineurs, qui, dès 16 ans, achètent librement de l’alcool, et vont en général le consommer dehors, dans les centres villes. Ce qui est mis en cause par ces quatre spécialistes, c’est avant tout le système d’interdiction de vente de boissons alcoolisées : la loi est beaucoup trop floue à ce sujet, et les débits de boissons tirent la conclusion que la distribution aux 16-18 ans n’est pas illégale. Il est vrai que les vendeurs d’alcools ont su exploiter, ces dernières années, la normalisation de l’alcool comme produit anodin, voire inoffensif, en proposant des packaging plus attractifs ou encore des mélanges tous faits. Au départ boisson de fête, l’alcool est devenu la raison de la fête, et bon nombre de 16-18 ans actuels n’imaginent pas s’amuser sans lui.