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La polémique sur la récidive est relancée. Le 19 avril, le corps de Sussana Zetterberg, étudiante suédoise de 19 ans, était retrouvée partiellement brûlé en foret de Chantilly. La jeune fille avait disparu dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’un soi-disant taxi la ramenait chez elle après une soirée en boite de nuit. Le vendredi suivant, Bruno Cholet, déjà condamné pour viol et récidive, était interpellé, puis mis en garde à vue en tant que principal suspect. Cette affaire remet d’actualité le débat sur les multirécidivistes de bien triste façon, puisque le meurtrier supposé était sorti de prison il y a quelques mois, après plusieurs condamnations pour vol à main armé, viol, enlèvement. La réinsertion n’a donc pas fonctionné pour Bruno Cholet, puisque entre son entrée et sa sortie de prison, il a eu le temps de devenir un meurtrier.
Serge Portelli était invité d’On en Parle, ce matin, en compagnie de Georges Fenech, Rapporteur de
Le ministère de la justice a immédiatement réagi en expliquant que « ce type de crime est souvent le fait de récidivistes et de criminels dangereux », et que la loi d’août 2007 condamnant les récidivistes à des peines plancher avait déjà fait condamner près de 8000 individus. La réaction du Syndicat de la magistrature ne s’est pas fait attendre, et c’est Serge Portelli, spécialiste de la récidive et vice-président du Tribunal de grande instance de Paris, de qui s’est chargé de répondre à la Chancellerie qu’il juge «choquant, pour ne pas dire indécent, que le ministère de la Justice profite d’un crime odieux pour faire de la publicité ».
(Crédit photo: Ibo/Sipa Presse)